Un voyage dans les steppes de Mongolie

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Me voici de retour après un voyage d’une semaine dans les steppes de Mongolie, cette région de l’Asie central. J’y suis venu en été mais en hiver, on m’a dit que le froid peut atteindre -50°ces deux dernières années. L’enneigement excessif entraîne la mort de plusieurs animaux d’élevage et constitue une menace sur le mode de vie de nombreux nomades. Et le comble avec le caprice du climat dans ce pays, c’est que la canicule peut frapper après le froid extrême. Les bidonvilles que j’ai vus dans les centres urbains et dans les steppes sont les conséquences économiques de cette situation. Les éleveurs en situation d’endettement dus à la perte d’animaux doivent vendre les bêtes survivantes et immigrer en ville.

Un été torride

Après avoir visité la capitale Oulan Bator et le mini-Gobi (les vastes steppes semi-désertiques avec de formations rocheuses), j’ai pris la direction des vertes vallées d’Orkhon pour observer le mode de vie des mongoliens. Depuis plusieurs jours, raconte la famille d’éleveurs qui nous a hébergés, moi et le guide, il fait 40 degrés dans les steppes verdoyantes des régions d’Orkhon. Effectivement, la chaleur est étouffante et les herbes sont bien courtes et tournent au beige. Les variétés de plantes ne sont pas nombreuses dans les vastes étendues parsemées de tentes en peau de mongols et des rares forêts de mélèze. Le père de la famille se lamente à propos de la survie de son troupeau de moutons, de yacks et de chèvres dans les pâturages. Une vingtaine d’années auparavant, point n’est pas besoin de cultiver de l’avoine pour nourrir les troupeaux, mais avec le changement climatique cela s’avère désormais nécessaire. En outre, les animaux ont besoin d’eau mais l’orage tarde à venir. Pour lui, l’été torride est un mauvais présage. J’étais étonné de rencontrer les éleveurs surveiller à cheval leur cheptel éparpillé dans les plaines arides des steppes. Le deuxième jour, nous avions visité le monastère de Tovkhon où nous avions découvert ce qu’est l’alphabet Soyombo, crée par Zanabazar, le chef religieux des mongols. Le troisième jour de mon séjour, nous avions parcouru en jeep les étendues vertes de cette région et sur notre route, nous avions trouvé des loups, des antilopes, des chameaux, des chevaux sauvages, des yacks ainsi que de quelques lacs.

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Le désert du Gobi

Après avoir visité la vallée d’Orkhon, nous nous avançons ensuite dans la région reculée de Naiman Nuur. Nous avions fait un trekking jusqu’au lac de Shireet qui figure peut-être parmi les plus beaux du pays. Puis, nous nous dirigeons vers le sud à Bayanzag où les falaises de Bayanzag teintées d’ocre et de rouge témoignent de l’époque des dinosaures. Direction ensuite vers Gobi où j’ai fais une expérience inoubliable en errant dans le désert à dos de chameau. Le guide m’a amené le long d’un parcours de dunes d’une hauteur de 80 m et le long de la rivière Khongor « Bai Clair » jusqu’à une petite oasis au pied des dunes. Nous avions monté les dunes à pied et arrivés en haut, nous avions entendu leur chant. C’était magnifique. Bref, en une semaine j’ai quand même pu visiter pas mal de sites dans les steppes et j’en ai gardé de bons souvenirs.