Critique du film : Premier contact

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Ce film américain du genre science-fiction et mélodrame qui sortira en salles le 07 décembre 2016 a pour acteurs principaux Amy Adams, Jeremy Runner, Forest Whitetaker et bien d’autres. Produit par Denis Villeneuve, le long-métrage aborde le thème de l’invasion de l’extraterrestre intelligente et la communication avec les aliens qui viennent de débarquer sur terre.

Présentation du film

Arrival ou premier contact en version française raconte l’arrivée de 12 mystérieux vaisseaux spatiaux sur la terre. Le gouvernement américain a alors décidé de recourir à l’équipe d’une experte en linguistique, Louise Banks (alias Amy Adams), afin qu’elle lise leur langage et découvrir leurs aspirations. Face au mystère de la présence de ces extraterrestres, l’heure est au bord d’une crise et d’un bouleversement mondial. La linguiste ne dispose que peu de temps pour résoudre le problème. Pour y parvenir, elle aurait à prendre un risque qui peut lui coûter cher tout en détruisant le genre humain.

Critique du film : premier contact

Le film est considéré comme une réussite malgré un certain ralentissement au niveau de l’épilogue. La mission consiste à s’introduire dans le vaisseau spatial pour connaître les intentions des envahisseurs. Cela imite un peu le scénario de Steven Spielberg dans Les Rencontres du Troisième type ou de Jonathan Glazer « Under the Skin ». Mais outre l’interprétation à la manière de Kubrick, le producteur canadien mélange ici le palindrome. Ce sont ces mots qui peuvent être lus à l’envers sans changer leur sens qui ont permis à Louise Banks de trouver la solution à ses problèmes personnels et le moyen de communiquer avec le présumé objet alien. Malgré l’appesantissement dans le final, le producteur essaie d’offrir sa mise en scène plutôt crédible d’un premier contact. Par ailleurs, le point commun de tous les films c’est qu’ils permettent de se divertir. Or Arrival va au-delà en amenant les spectateurs à s’interroger sur les problématiques humains dans l’ère du temps.

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En effet, la narration nous fait réfléchir à travers l’héroïne qu’avant d’entrer en contact avec une race mystérieuse venue des autres planètes, nous devrons d’abord entrer en collaboration entre nous, entre nations et au sein de notre famille. Cette nouvelle façon de voir le monde, de revoir ses lois nous permet ainsi de nous mettre à la place de l’héroïne afin d’imaginer ce que sera l’effet d’une telle découverte dans notre quotidien. L’intrigue complexe et riche en émotions pourrait déplaire à certains cinéphiles qui détestent le genre romantique à l’eau de rose (avec Jeremy Runner). On déplore également le fait que le scénario est assez facile à deviner à cause des indices qui sont livrés à travers le film et qu’il n’y a que des réponses insatisfaisantes sur les issues du récit. Ainsi, bien que Premier contact ne devienne pas une référence dans le genre SF, son build-up est cohérent et finement travaillé. En bref, Premier contact n’a rien d’un film impersonnel. Le grand public peut trouver assez compliqué l’affirmation de l’humanité exploitée tout au long du film. En outre, avec les enjeux géopolitiques, l’ambiance de la moitié du film est moins intense que la première demi-heure.